HISTOIRE

   Héritier d’une tradition séculaire et privilégié par une géographie exceptionnelle, le vignoble de la Charité sur Loire a entrepris depuis 1980 ce qu’il faut bien appeler une véritable renaissance.

   Comme en témoignent les sources historiques, la réputation d’excellence des Côtes de la Charité (voir la note de bas de page pour l’appelation) remonte au Moyen-Âge. Dès le IXème siècle, l’Evêque Vigile d’Auxerre visitait ses vignes de Nannay “après s’être renu sur celles de Pouilly”. Par la suite les vignobles de Nannay et Chasnay se sont étendus sous l’impulsion de deux monastères puissants de la Charité-sur-Loire et de Bourras. Ainsi, ces vignobles gagnent en qualité et réputation au fil des décennies et poursuivent leur expansion au XIXème siècle; en 1874 le vignoble charitois s’étend sur plus de 1300 hectares.

   Les caprices de l’histoire ont cependant failli tuer ce terroir. D’abord le Phylloxera à la fin du XXème puis la Première Guerre Mondiale décima une génération entière de vignerons…

   Situation inacceptable pour quelques pionners parmi lesquels Denis Beaulieu (né à Chasnay), fondateur du Domaine de la Vernière. Il entreprit en 1990 de redonner à ce vignoble ces lettres de noblesses et permis d’être récompensé dès sa première récolte.

   Aujourd’hui le paris semble en passe d’être gagné et le Domaine de la Vernière, repris par Marie-Laure Simon-Beaulieu (fille de Denis Beaulieu), aidée par le vigneron Emmanuel Rouquette, a un avenir aussi ensoleillé que les coteaux de la Charité.

Depuis la cuvée 2009, avec la réforme des dénominations et l’accession à l’Indication Géographique Protégée (I.G.P.), il faut désormais parler du vignoble des “Cotes de la Charité”. Désignation remplaçant les “Coteaux Charitois”

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